9 alternatives à la fessée

12-01-13-Relax

1. Restez calme. Respirez!

Souvent les parents perdent leur calme lorsqu’ils sont stressés: le dîner est en train de bouillir, les enfants se chamaillent, le téléphone sonne et les enfants se jettent des jouets à la figure…

Restez calme. Respirez! C’est la première chose à faire lorque que vous sentez la moutarde vous monter au nez! Si vous le pouvez, échappez-vous dans une autre pièce et comptez jusqu’à 10. Calmez votre mental de toute cette agitation et vous trouverez une solution alternative pour gérer le problème.

 

2. Prenez du temps pour vous-même

Les parents ont plus tendance à utiliser la fessée ou la gifle quand ils se sentent dépassés et enfermés dans leur rôle. Il est essentiel de se réserver du temps pour faire un peu d’exercice, lire, se balader… afin de se ressourcer.

 

3. Soyez bienveillant ET ferme

Une autre situation frustrante: celle où votre enfant ne vous écoute toujours pas après plusieurs demandes répétées quand à son comportement. Une solution efficace est de se mettre à son niveau, d’établir un contact visuel et de le tenir gentiment mais fermement par le bras ou l’épaule et de lui dire en quelques mots ce que vous voulez qu’il fasse: « je veux que tu joues calmement. »

 

4. Lui donner des choix

Donner des choix à votre enfant est une excellente alternative à la fessée. Si votre fille de vingt mois joue avec sa nourriture: « Tu préfères arrêter de jouer avec la nourriture ou tu préfères sortir de table? » Si l’enfant continue, l’aider, si besoin, à descendre de la chaise et lui dire qu’il pourra retourner à table quand il sera prêt à manger.

 

5. Utiliser des conséquences logiques

Exemple: votre enfant à cassé la fenêtre du voisin en jouant au ballon. Vous le punissez en lui donnant une fessée. Qu’apprend-il de la situation? Il retiendra probablement de ne pas recommencer. Et il retiendra aussi qu’il ne faut pas se faire prendre! Il dissimulera, accusera quelqu’un d’autre de ses bêtises ou mentira. Il peut aussi retenir qu’il méritait cette fessée parce que c’est un vilain garçon, ou avoir du ressentiment, être en colère et développer un comportement de provocation par réaction.

La question est: voulez-vous que votre enfant vous écoute parce qu’il a peur de vous ou parce qu’il vous respecte?

Comparez cet exemple avec celui là: L’enfant casse la fenetre du voisin et le parent dit avec calme et sans condamner: « Je vois que tu as cassé la fenêtre du voisin, que comptes-tu faire pour réparer ça? » L’enfant décide d’aller chez le voisin pour nettoyer les bris de verre et propose de lui laver la voiture plusieurs fois afin de couvrir les frais de réparation. Qu’apprend l’enfant dans cette situation? Les maladresses font parties de la vie. Il en assume les conséquences de façon responsable et cherche à réparer ses erreurs. Et, le plus important, l’estime de l’enfant n’est pas blessée.

 

6. La compensation

Quand un enfant rompt un accord, les parents sont tentés de vouloir le punir. Une manière constructive de régler le problème est de se réconcilier et de lui laisser une chance de résoudre le problème par lui-même. Il s’agit pour les deux parties de sortir d’une situation avec intégrité.

Par exemple, plusieurs garçons vont faire une soirée pyjama chez Mathis. Son père leur demande de ne pas quitter la maison après minuit. Les garçons ne respectent pas la consigne et brisent l’accord en faisant le mur. Le père, furieux, les punit de sortie pendant deux mois. Mathis et ses amis deviennent en colère, mausades et non-coopératifs. Le père réalise que la punition produit l’effet inverse de ce qu’il espérait. Il change alors d’attitude. Il va les voir et s’excuse de les avoir punit. Il leur explique à quel point il s’est senti trahi et ensemble, partagent l’importance de tenir parole. Il demande ensuite aux enfants de trouver une compensation. Ils s’accordent sur l’entretien du jardin, désherber, tailler les haies, planter de nouveaux plants de tomates etc… Très vite le projet devient un moyen de se dépasser et de faire plaisir. Et plus tard, ils respecteront leur promesse.

 

7. Sortir du conflit

Quand un enfant parle mal à ses parents, cela peut instinctivement partir à la gifle! Dans cette situation, le mieux à faire est de se retirer immédiatement. Ne quittez pas la pièce en colère ou vaincu. Dites calmement « je serais dans la pièce d’à côté quand tu voudras me parler avec respect. »

 

8. Utiliser des actions mesurées

Au lieu de donner une petite tape sur la main ou sur la couche de votre enfant quand il touche à quelque chose dont il ne devrait pas, vous pouvez très bien l’éloigner un moment dans sa chambre en lui montrant ses jouets.

 

9. Avertir à l’avance

Un enfant qui fait une colère peut facilement pousser ses parents à bout… Les enfants se mettent généralement en colère quand ils se sentent impuissants face à une situation. Au lieu de dire à son enfant qu’il doit quitter la maison de son ami maintenant, dites lui plutôt de commencer à se préparer car vous allez partir dans 5 minutes. Cette façon de faire inclut l’enfant dans le processus d’action. Il est pris en compte.

 

La violence est un problème de société. Il faut beaucoup de courage et de volonté pour briser le cercle vicieux de la violence. Il existe des chemins plus subtils pour faire comprendre à son enfants les règles du bien vivre ensemble. Imaginez un instant une famille qui sait comment gagner la coopération de leurs enfants et qui traite les difficultés de manière créative sans user de la force ou de la violence… Les alternatives sont sans fins et elles ont pour résultat des foyers plus sereins et plus épanouis.

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