Accouchement : fantasmes et réalité

accouchement: fantasmes et réalité

Accouchement sans peurs

La peur de l’inconnu est tout à fait naturelle et il en va ainsi pour son premier accouchement. Ma plus grande crainte ? Euh.. Vous avez-vu LA TAILLE de l’aiguille ???? Voici quelques points abordés avec ma meilleure amie, maman d’une petite Maëlou âgée de 2 ans, pour me sentir plus calme et plus confiante.

Quel genre d’histoire retenons-nous le plus souvent ? Celle qui exagère l’horreur : « J’ai perdu les eaux au milieu du supermarché, t’imagines ? », « A l’hôpital on m’a renvoyé 3 fois à la maison en me disant que le travail n’avais pas encore commencé, et puis là, j’ai pratiquement accouché sur la route ! », « Le travail à duré 53h. » ; ou celle qui est paisible et sans aucune complication ? Alors qu’il y a autant d’expériences positives que d’accouchements éprouvants ! La vérité c’est qu’un accouchement facile et sans incident donne une anecdote beaucoup moins croustillante ! Ce qui explique qu’on entende d’avantage parler de naissances difficiles plutôt que l’inverse ! Mais gardez à l’esprit lorsque vous lirez cet article que des générations de femmes avant vous ont accouché, donné naissance et vécu pour raconter et embellir leur histoire. Bientôt, se sera mon tour !

Néanmoins, la meilleure façon de dépasser notre peur est de s’informer au maximum. Voici une liste des craintes les plus courantes des futures mamans :

Et si je n’avais pas le temps de rejoindre l’hôpital/la clinique à temps ?

Les vidéos qui font le buzz sont celles des naissances dramatiques à l’arrière d’une voiture ou sur le bas-coté de la route ; mais elles restent exceptionnelles, soyez-en sûre ! En moyenne, le travail dure environ 13h pour le premier enfant et 8 pour le second. Alors à moins de vivre à une demi journée de l’hôpital le plus proche, il y a de bonnes chances pour que vous ayez largement le temps de vous y rendre ! Au lieu de vous ronger les sangs sur le trajet, appelez votre sage-femme ou votre obstétricien dès les premiers signes du travail. Ils pourront vous rassurer. Au départ, les contractions sont régulières, toutes les demi-heures, mais la fréquence et l’intensité augmentent peu à peu. C’est l’étape la plus longue de la dilatation et peut s’étendre sur plusieurs heures. Quand vos contractions sont espacées de 5 minutes (10 minutes pour un 2ème), il est temps de partir à la maternité. Pareil si vous perdez les eaux.

Beurk ! Je ne veux pas me faire dessus quand je pousserai !

Alors voilà : Vous, future maman, êtes la seule dans la salle d’accouchement à avoir cette inquiétude ! Toute infirmière est capable de faire face à cette situation. Elle vous en débarrassera avant même que vous ayez conscience de ce qui s’est passé.Ca fait partie de sont travail, elle est habituée. Aussi, soyons honnêtes, cela se produit dans la majorité des cas. La raison : lorsque la tête du bébé est prête à sortir, tous les muscles de cette partie sont sollicités, y compris ceux du rectum.

La longue et grosse aiguille de la péridurale me fais froid dans le dos !

La vérité c’est que vous serez déjà engourdie avant que l’on vous pique avec la grosse aiguille (8 à 10 cm) . En fait, l’anesthésiste vous fera une première piqure de lidocaïne afin d’endormir localement la zone à piquer. Vous sentirez une sensation de brulure lorsque la lidocaïne sera injectée, mais elle se dissipera très vite. Puis vient l’aiguille péridurale. Une fois en place, vous sentirez une pression mais c’est tout. Comparé aux contractions, c’est du gâteau !

Je ne veux pas d’épisiotomie !

L’épisiotomie est un acte chirurgical qui consiste à couper le périnée afin de donner au bébé plus de place pour sortir. Bien que ce soit une pratique très courante, les bénéfices supposés de ce geste sont démentis par la recherche scientifique depuis plusieurs décennies. En France, l’épisiotomie est pratiquée dans 30% des cas. Aujourd’hui, de plus en plus d’obstétriciens ont tendance à préférer un déchirement naturel du tissu musculaire. Le taux d’épisiotomies est d’environ 13 % au Royaume-Uni et moins de 6 % en Suède. Le taux américain est passé en 15 ans de plus de 60% à moins de 25% (données 2004) et continue encore de décroître.

J’ai peur que mon vagin se déchire !

Ok. Vous venez de lire « déchirement naturel » et vous avez ajouté ça à la liste ? Essayez de vous détendre. La moitié des femmes auront une déchirure vaginale après l’accouchement mais dans la majorité des cas il ne s’agit que d’une déchirure au 1er degré : pas de saignement et pas de points. Et comme la nature est bien faite, lors d’un deuxième accouchement, la mémoire du corps permet au vagin une meilleure dilatation. Si vous êtes toujours inquiète, pratiquez un peu de yoga quelques semaines avant l’échéance. Les étirements, les exercices de respiration et de relaxation, prépareront le corps et l’esprit à se détendre.

Est-ce que je vais réussir à supporter la douleur ?

On ne va pas se mentir, l’accouchement n’est pas sans douleur. Pourtant, s’angoisser à se sujet n’y changera rien. Au contraire, en focalisant dessus vous allez intensifier votre ressenti. Votre cœur battra plus vite, votre respiration sera plus forte, votre pression artérielle va grimper, vos muscles deviendront tendus… Toutes ces réactions peuvent accroitre la douleur. Le meilleur moyen de vaincre vos peurs est de continuer à vous informer sur le processus d’accouchement. Lisez, parlez-en autour de vous, participez aux cours d’accouchement, regardez des vidéos… Gardez toujours deux choses à l’esprit : c’est une douleur avec un but positif. Elle sert à ouvrir votre col et à faire venir au monde votre bébé. Puis la douleur cesse.

Deuxièmement : la douleur de l’accouchement est une douleur que vous n’avez pas à endurer si vous ne le voulez pas. Aujourd’hui nous avons suffisamment d’options pour traiter la douleur : péridurale, anesthésie à base de dérivé de morphine, acuponcture, sophrologie.

J’ai très peur de me retrouver avec une césarienne.

Toute intervention chirurgicale comporte des risques. Il est donc naturel d’avoir de l’appréhension à ce sujet. En France, un enfant sur cinq nait grâce à cette technique. Entre 1970 et 1990, l’augmentation des césariennes était corrélée à une baisse de mortalité maternelle et des problèmes liés à la naissance. Aujourd’hui cette opération est bien maitrisée et présente peu de risque. Parlez à votre médecin, exprimez vos préoccupations. Par exemple, si l’enfant se présente par le siège, la césarienne représente une solution à envisager pour éviter les complications. Demandez lui son point de vue sur la question.

Vous pouvez aussi envisager de faire appel à une doula pour vous accompagner pendant la périnatalité. C’est un soutien émotionnel qui a démontré ses avantages : 50% de diminution de taux de césarienne et 25% de réduction de temps de travail. En fait, peu importe avec qui vous partagerez l’expérience, une mère, un ami, votre partenaire, une doula ; l’important est d’être bien entourée.

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