Montessori: 5 concepts REVOLUTIONNAIRES !

montessori concepts

1. Le respect de l’enfant en tant qu’individu à part entière

Le respect de l’enfant est la pierre angulaire sur laquelle repose tous les autres principes de la pédagogie Montessori.

L’enfant n’est pas un adulte en miniature. 50 ans avant Françoise Dolto, Maria Montessori soutient que l’enfant est une personne, avec des besoins spécifiques et une vie psychique dès la naissance.

L’enfant porte en lui les germes de son propre développement. Il a une tendance innée à se développer selon sa propre nature, poussé par les forces de sa croissance. Il ne sert donc à rien de vouloir le cadrer ou le formater.
Un enfant laissé libre, dans un environnement sécurisant, trouve naturellement du plaisir à se dépasser.

 

2. Le libre choix et l’autodiscipline

Lorsqu’on a compris cela, il devient évident que le rythme d’acquisition, propre à chaque enfant, doit être respecté. Dans une classe Montessori, l’enseignement est individualisé et adapté à chaque enfant.

L’enfant doit être libre de choisir son activité et de la répéter autant qu’il le souhaite, car c’est ainsi qu’il dépasse les difficultés et corrige ses propres erreurs.
D’ailleurs, l’objectif n’est jamais que l’activité soit parfaitement exécutée. Le résultat importe peu finalement, ce qui compte c’est tout ce que l’enfant construit pour lui-même pendant son activité.
C’est la raison pour laquelle il ne faut jamais interrompre un enfant qui travaille car sa concentration est précieuse et doit être respectée.

Tout doit être pensé (l’environnement, l’attitude de l’éducateur…) pour que l’enfant soit, autant que possible, autonome dans ses activités. C’est le fameux « aide-moi à faire seul« .

La liberté n’est pas l’anarchie : les enfants se déplacent dans un but précis, ils sont libres d’observer leurs camarades mais ne doivent pas les déranger, ce qui impose un certain contrôle du geste et de la voix.
Les enfants ne doivent pas interrompre la maîtresse si elle est en train de faire une présentation, ils attirent son attention en tapant sur son épaule et s’adressent à elle en chuchotant.

Les enfants eux-mêmes prennent soin de l’ambiance. Ils disposent pour cela d’outils adaptés, à leur taille.

 

3. Esprit absorbant et périodes sensibles

L’enfant, surtout avant 3 ans, possède un esprit absorbant, c’est-à-dire une formidable capacité d’absorber tout ce qui l’entoure, et de s’en imprégner pour comprendre son environnement et s’y adapter.

L’intelligence de l’enfant se construit par l’exploration de ses sens et le travail de sa main. C’est quelque chose que Maria Montessori a observé, et qui est à la base de la conception de toute sa méthode et de son matériel pédagogique.

Certaines périodes, dites sensibles, sont particulièrement propices à certains apprentissages (il y a par exemple la période sensible de l’ordre, du mouvement, du langage, du développement social, du raffinement sensoriel, ou celle des petits objets).
L’enfant doit trouver autour de lui la matière pour exercer cette sensibilité particulière, à ce moment particulier. Dans ce cas, l’apprentissage se fait facilement et en profondeur.
Ces périodes sont transitoires, il est donc primordial que l’environnement offre au bon moment à l’enfant les moyens de se développer.

 

4. « L’ambiance » ou l’environnement préparé

L’ambiance Montessori (autrement appelé « environnement préparé ») est un lieu clair, vaste et harmonieux, pensé « à échelle d’enfant« .
Pour que les enfants soient parfaitement autonomes, le mobilier comporte de petites tables et chaises, et des étagères ouvertes et accessibles où se trouve le matériel.
La composante esthétique, pour l’environnement en général et pour le matériel, est très importante en Montessori car l’enfant, avec un certain sens inné, est attiré par le Beau.

La classe montessorienne est constituée d’un groupe d’enfants d’âges différents (3-6 ans, 6-9 ans ou 9-12 ans). Les plus petits ressentent une émulation positive au contact des plus grands, qu’ils observent, et les plus grands se sentent valorisés car ils sont une référence et un modèle pour les plus petits.
Il n’y a pas de système de notation, donc pas de comparaison malsaine entre les enfants.

L’enfant apprend par le mouvement, il est donc libre de se déplacer pour choisir une activité parmi celles qui lui ont déjà été présentées.
Il travaille sur une table ou au sol, sur un tapis qu’il roule et déroule lui-même.
Lorsqu’il a terminé, il range son activité avant d’en prendre une autre.

Les enfants eux-mêmes prennent soin de l’ambiance. Ils disposent pour cela d’outils adaptés, à leur taille.

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5. Le rôle de l’adulte

Maria Montessori parle de « préparation spirituelle » du Maitre.

L’éducateur Montessori est un observateur bienveillant.
L’observation est la clé de voûte de cette pédagogie. C’est en observant sans cesse les enfants que Maria Montessori a forgé toute sa théorie et mis au point son matériel. Elle se définissait d’ailleurs elle-même plus comme un chercheur que comme un pédagogue.
L’adulte doit donc renoncer aux idées toutes faites et apprendre à observer avec patience, confiance, et humilité.

Grâce à cette observation fine des stades de développement et des périodes sensibles de chaque enfant, l’éducateur fait des présentations de matériel individuelles et ciblées.

La période sensible de l’ordre est extrêmement forte chez le jeune enfant, surtout entre 0 et 2 ans. Notre rôle d’adulte est de respecter ce besoin, en offrant à l’enfant beaucoup d’ordre dans son environnement et de constance dans sa vie en général. C’est cela qui lui permet de construire son monde intérieur, une stabilité et une grande confiance en lui qui le serviront toute sa vie.

L’adulte encourage l’enfant dans son désir de faire et refaire par lui-même. Son travail consiste à accompagner l’enfant mais pas à faire à sa place. Maria Montessori disait : « Toute aide inutile est une entrave au développement de l’enfant« .
Pour cela, il faut se mettre à l’écoute de l’enfant et accueillir ses initiatives avec respect et bienveillance.

De manière générale, lorsque nous montrons à un enfant une manière de procéder, il convient de le faire le plus lentement possible, en se mettant à son niveau et en décortiquant bien chaque geste.

Les punitions et les paroles humiliantes sont à bannir, bien sûr, mais également les récompenses et les félicitations trop appuyées. L’enfant devrait travailler uniquement pour lui-même et pour la satisfaction de son besoin intérieur. S’il cherche l’approbation dans le regard de l’adulte, il est en quelque sorte brouillé avec sa propre volonté.
Cela n’empêche pas de rester spontané, mais les bravos à outrance n’aident pas un enfant. Mieux vaut décrire simplement ce que l’on voit : « Tu as versé l’eau sans en mettre une goutte à côté » ou, simplement, ne rien dire et observer.

La juste place de l’éducateur se situe quelque part entre le retrait et la disponibilité.
L’adulte peut être moteur parfois, avoir une force de proposition, mais surtout ne jamais imposer une activité.

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